lundi 5 septembre 2016

1550 kilomètres en 3 jours...

© Véronique Savoie
Comme tous les ans, nous décidons de partir en Roadtrip au Québec durant un long week-end. L'an dernier, nous sommes allés au Lac-Saint-Jean et nous avons fait le chemin du Roy et la Route des Rivières. Il y a 2 ans, nous avons fait la route des sommets et la route des Cantons. Cette année, nous  décidons de faire la route des Navigateurs. Ce qui est bien avec ces routes, c'est que nous nous baladons de village en village à la recherche de belles découvertes. On découvre de beaux quais pour admirer le fleuve, on découvre des belvédères, on découvre que tous les motels, Hotel, auberge, bed&breakfast sont complets de La Pocatière jusqu'à Rivière-du-Loup. Et non, nous n'avions rien réservé, pourquoi réserver quand tu pars à l'aventure et que tu ne sais pas où tu vas atterrir? Le vieux monsieur à la réception à La Poc, nous a dit que tout était complet dans les environs à cause du Festival de l'accordéon à Montmagny! Oui oui! Vous avez bien lu! Je savais que le Québec était champion en matière de festival (Il semble qu'il en ait environ 250), mais là, festival de l'accordéon! Quoique tous les goûts sont dans la nature, nous avons aussi croisé des indications pour le Festival du bûcheux de St-Pamphile et le Festival du poulet de St-Damase. Après avoir déposé nos bagages dans notre suite (Vraiment plate pour nous, il restait juste des suites.) À Rivière-du-Loup, on part à la chasse du coucher de soleil malgré que le temps se couvre. Nous arrivons à la marina, les couleurs chaudes du soleil couchant sont au rendez-vous. Nous sommes choyés pour ce premier coucher de soleil.

Après une nuit dans un lit trop dur et un oreiller pas confortable (Assez ordinaire, surtout pour le prix payé pour une SUITE, parce qu'il ne restait plus de chambre pour le petit peuple!), nous continuons notre route vers Ste-Luce. De petits arrêts ici et là, sur la route des Navigateurs. Notre coup de coeur a été Ste-Luce, un beau petit village avec une longue longue plage, de petites maisons de toutes les couleurs, petites routes étroites, on se serait cru aux Iles-de-la-Madeleine. Nous voilà rendus au bout de la route des navigateurs, nous tournons de bord et nous embarquons sur la 20, pour aller faire la route des frontières. En regardant bien le trajet, on se dit: « Damm! On n'a pas notre passeport, donc on se rallonge de beaucoup si on suit la route au complet ». On décide donc de se rendre jusqu'à Pohénégamook et de suivre les différentes routes pour se rendre on sait pas où! C'est quand même ça le trip de faire un Roadtrip! Nous sommes vraiment servis! Selon Plan ou GoogleMaps, on doit prendre une petite rue pour aller prendre une autre et rejoindre la 230. Jusque-là, ça va, mais plus qu'on avance plus on s'enfonce dans la forêt, l'asphalte fait place au gravier sur des kilomètres et des kilomètres. Le réseau cellulaire devient indisponible, même les maisons ont disparu, on est vraiment au milieu de nulle part. De retour à la civilisation, maison, asphalte, réseau cellulaire, on part à la recherche d'un endroit où dormir. Premier stop, une chambre pour nous à moins de la moitié de notre suite! On dépose nos trucs et part à la Montagne à Coton pour voir le coucher de soleil, selon le maître de l'hôtel c’est à ne pas manquer! De peine et de misère (C’est là qu'on se rend compte qu'on n’est vraiment pas en forme.) on arrive au sommet de la montagne. Une vue 360 degrés. Le soleil est déjà disparu (Nous sommes arrivés 5 minutes trop tard), mais les couleurs sont magnifiques. Pourquoi les couchers de soleil sont toujours si sublimes? Si apaisants? Si photogénique? Je pourrais en admirer pendant des heures et des heures. Les médecins devraient prescrire des couchers de soleil au lieu du Prozac. Nous restons tout de même jusqu'à ce que la nuit tombe et fasse place à d’autres sublimes couleurs. La noirceur bien installée, il est temps de descendre la montagne. Je suis bien contente de toujours avoir ma lampe frontale dans mon sac photo.


Pour notre retour à la maison, on se fait plein de routes à numéro. Toutes les routes se ressemblent maisons, églises, commerces, station essence, Resto, cul-de-sac, cônes oranges... C'est incroyable le nombre de villages que nous avons traversés et surtout commençant par Saint, je devrai les compter. Sur la route, on se rend compte que le Québec est très grand et que dans certaines régions il faut absolument avoir une voiture, que ce soit pour aller au dépanneur, à l'épicerie, au bureau de poste, à l'hôpital, à l'école... La route fut longue, mais elle m'a fait apprécier mon pays, notre liberté, nos grands espaces, nos forêts, nos saisons... J'ai déjà hâte de te retrouver l'an prochain!